Monday, 28 July 2014

Tour 2014 (18e étape) : Pinot et Peraud en conquête Tour 2014 (18th stage): Pinot and Peraud in conquest

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Tour 2014 (18e étape) : Pinot et Peraud en conquête

 

[caption id="attachment_16979" align="alignnone" width="400"]Tour-2014-18e-etape-Pinot-et-Peraud-en-conquete_image_article_large (Qui de Pinot ou Peraud sera sur le podium à Paris ? - (Photo AFP)) (Who or Pinot Peraud be on the podium in Paris? - (AFP Photo))[/caption]

 

18e étape : Pau - Hautacam.

 

Si Nibali est bien intouchable, la lutte entre ses dauphins reste totale.

 

A deux jours de Paris, ce sont Pinot et Peraud qui sont sur le podium.

 

Mais oui!

 

De notre envoyée spéciale à Argelès-Gazost

 

Nibali la voulait, il l'a eue.

 

L'étape d'Hautacam, avec le Tourmalet en chemin, ne pouvait échapper au Sicilien.

 

Il est donc allé la chercher.

 

Avec brio.

 

Avec autorité.

 

Dans un style qu'on ne lui avait jusqu'alors pas connu dans ce Tour de France.

 

L'attaque de Chris Horner – celui qui lui ravit la Vuelta 2013 dans les tout derniers jours, un affront auquel l'Italien ne cesse de faire référence sur ce Tour – a précipité ses plans.

 

Mais certainement pas bouleversé sa stratégie.

 

« Je suis peut-être parti très tôt mais j'y suis allé parce qu'Horner a accéléré et que j'avais peur de voir l'étape s'envoler alors que je la devais aux gars, qui ont fait un travail fantastique », dira-t-il plus tard, à l'heure de la messe médiatique à laquelle il se pliait pour la seizième fois, sans nier effectivement une « rivalité directe » avec l'Américain.

 

Vincenzo Nibali parti vers les cimes, restait ce combat pour le podium.

 

Cette lutte acharnée que mènent jour après jour Pinot, Péraud et Valverde, depuis que Bardet a rendu les armes voici trois jours.

 

Ces trois-là ont livré, hier, une bataille d'homme à homme.

 

Pinot mène la danse…

 

En attendant le chrono de samedi, Hautacam pouvait anéantir l'un, propulser l'autre.

 

Finalement, les trois restent en lice.

 

Et, à dire vrai, le suspense est plus que jamais exacerbé.

 

Avec cette perspective, réelle, de voir deux Français encadrer Nibali sur les Champs-Elysées maintenant que Pinot et Peraud ont éjecté Valverde du podium.

 

Une performance historique, si l'on considère que les derniers Français à faire podium commun se nommaient Hinault et Fignon, voici trente ans… Avec cette probabilité, très forte, de voir Jean-Christophe Peraud finir deuxième, pour son quatrième Tour.

 

Cela tombe bien, le garçon n'a guère de temps devant lui, à 37 ans.

 

Pour le moment, c'est Thibaut Pinot (2e) qui mène la danse.

 

Du haut de ses 24 printemps, c'est aussi lui qui a mené bon train dans Hautacam.

 

Certes loin derrière Nibali mais aussi loin devant Valverde, qui a cette fois craqué.

 

Quarante-neuf secondes reprises au Murcian, cela ressemble à un petit jackpot pour Pinot, le moins rouleur des trois.

 

Mais petit seulement car, dans la perspective du contre-la-montre Bergerac - Périgueux, le Vosgien ne comptera que quinze secondes de marge sur le leader de la Movistar.

 

Rien de trop, et il le sait.

 

« Cette deuxième place n'est que provisoire. Le chrono peut encore tout changer. Il ne faut pas s'enflammer. On va dire qu'on est à égalité. Je ne veux pas gâcher tout le travail fait depuis trois semaines. J'espère vraiment ne pas finir au pied du podium. »

 

Et ce n'est pas son maillot blanc qui saurait alors le consoler.

 

… Peraud attend son heure

 

Il est un homme, en revanche, qui peut voir arriver sereinement le rendez-vous de Bergerac, c'est Jean-Christophe Peraud.

 

Troisième, l'ancien vététiste et ancien champion de France du chrono est dans la position idéale.

 

Il le sait, et c'est bien « en pensant au podium » qu'il a réussi à suivre Pinot, hier alors qu'il était dans le dur.

 

« Je me suis juste accroché pour ne pas perdre de temps. »

 

En l'occurrence, les cinq secondes cédées à Pinot dans les derniers mètres ressemblent pour lui à une promesse tant on voit mal comment le Toulousain pourrait perdre son sang-froid sur les routes périgourdines.

 

Oui, le cyclisme français tient son podium.

 

Reste à savoir s'ils seront un, ou deux à y monter.

 

Patience.

 

Le dénouement de ce Tour, vraiment pas comme les autres, est attendu pour demain.

 

nibali raconté

 

" Il était préparé à vivre tout cela "

 

D'ici dimanche et son sacre annoncé à Paris, plusieurs acteurs et observateurs du Tour nous racontent Nibali.

 

Aujourd'hui, Tanel Kangert, son coéquipier chez Astana.

 

« Vincenzo, il est vraiment tranquille, calme, ce n'est pas quelqu'un qui stresse trop. Depuis le début du Tour, et même depuis qu'il porte le maillot jaune, il reste le même. Il faut dire qu'il a déjà connu cette situation sur d'autres grands Tours, comme la Vuelta ou le Giro. Il était préparé à vivre tout cela. Pour nous, ses coéquipiers, c'est un bon leader, facile à vivre. Il ne nous met pas la pression. Il a confiance en son équipe. Le soir, à l'hôtel, il nous laisse tranquilles. Pour lui comme pour nous, c'est le temps de la tranquillité. »

 

clin d’oeil

 

En monarque absolu

 

Jusqu'alors, Vincenzo Nibali se distinguait de ses prédécesseurs pour ne pas avoir « tué » le Tour le temps d'une étape.

 

Mais pour avoir construit son succès jour après jour.

 

A Sheffield, d'abord, où il déposa Froome et compagnie.

 

Sur les pavés ensuite, son étape référence sur ce Tour 2014, jusqu'à hier du moins ; celle où il endossa véritablement l'habit du favori, du cofavori puisque Contador était alors toujours sur son vélo.

 

Il y eut ensuite Gérardmer, la Planche des Belles Filles, Chamrousse, Risoul, le Port de Balès, le Pla d'Adet comme autant de petites touches à son tableau de maître.
Mais ça, c'était jusqu'à hier.

 

Et cette attaque fulgurante à un peu plus de neuf kilomètres du sommet d'Hautacam.

 

Un petit coup de moulinette.

 

Comme un air de Froome.

 

Était-ce bien nécessaire ?

 

Quel message a-t-il voulu envoyer ?

 

Assurément, il aurait pu gagner cette étape en sortant de manière plus « raisonnable ».

 

Il n'en fut rien.

 

Vincenzo Nibali a décidé de régner en monarque absolu.

 

Et de marcher sur les pas de ses prédécesseurs, fussent-ils pour certains quelque peu encombrants.

 

roue libre

 

S. Chavanel : "C'est toujours plus agréable de passer la journée devant que de traîner ses misères derrière"

 

« Cela a été dur de sortir, j'ai essayé plusieurs fois. Et même quand on s'est retrouvé à une vingtaine devant, les Astana ne nous ont pas laissé prendre beaucoup de champ. C'était couru que cela n'allait pas aller au bout. Du coup, mon objectif était de basculer en haut du Tourmalet avec le groupe maillot jaune pour être peinard, après, dans Hautacam. J'ai monté le Tourmalet à mon tempo, on m'a laissé partir. Après, les plus doués en montagne Nieve et Kadri se sont retrouvés devant. C'est logique. Demain (aujourd'hui), il reste une occasion: tout le monde est fatigué, le parcours est casse-pattes donc cela peut être propice à une échappée. Cela pourrait être une bonne idée d'y aller mais je ne veux pas non plus laisser trop de jus avant le chrono… »

 

Retrouvez tous nos articles et nos vidéos dans le dossier « Tour de France 2014 ».

 

Le voici au sortir des Pyrénées seizième du Tour de France.

 

Si le top 15 restera inaccessible – plus de trois minutes le séparent de Kruijswijk – le grimpeur de Bretagne-Séché tient son meilleur résultat au général sur le Tour.

 

« Après, finir 15e, 16e ou 17e, ça ne change pas grand-chose, assure-t-il. Il me manquera toujours une étape sur ce Tour. »

 

Annaïck Mainguy

 

(La Nouvelle, 25 vendredi juillet 2014 Le Roman)

 

 

Tour 2014 (18th stage): Pinot and Peraud in conquest 

 

18th stage: Pau - Hautacam. 

 

If Nibali is untouchable, the struggle between dolphins still complete. 

 

Two days in Paris, it is Pinot and Peraud that are on the podium. 

 

But yes!

 

From our special correspondent in Argelès-Gazost

 

Nibali wanted her, he had.

 

Step Hautacam with the Tourmalet way, could not escape the Sicilian.

 

So he went looking for her.

 

Brilliantly.

 

With authority.

 

In a style that no one had hitherto not known in the Tour de France.

 

The attack Chris Horner - who delights his Vuelta 2013 in the last few days, an affront which the Italian continues to refer on this Tour - precipitated his plans.

 

But certainly not changed his strategy.

 

"Maybe I left early but I went because Horner accelerated and I was afraid to see the stage fly while I had the guy who did a fantastic job" , he would say later, at the time of the mass media to which he bent for the sixteenth time, without actually denying a "direct competition" with the American.

 

Vincenzo Nibali party towards the peaks, remained the fight for the podium.

 

The fierce struggle of every day Pinot, Péraud and Valverde, since Bardet has surrendered three days ago.

 

These three were delivered yesterday, a battle between man and man.

 

Pinot leads the dance ...

 

Meanwhile the clock Saturday, Hautacam could annihilate one another propel.

 

Finally, three remain in contention.

 

And, indeed, the suspense is heightened more than ever.

 

With this perspective, real, to see two French coach Nibali on the Champs-Elysées and now Pinot Peraud have ejected the podium Valverde.

 

Historical performance, considering that the last French to common podium were called Hinault and Fignon, thirty years ago ... With this probability, very strong, see Jean-Christophe Peraud finishing second for his fourth Tour.

 

This is great, the boy has little time left in 37 years.

 

At the moment, it is Thibaut Pinot (2nd) who leads the dance.

 

From its 24 spring is also the one who led rife in Hautacam.

 

Certainly far behind Nibali but ahead Valverde, who has cracked this time.

 

Forty-nine seconds Murcian times, it resembles a small jackpot Pinot least three wheeler.

 

Small but only because in perspective against the clock Bergerac - Périgueux, the Vosges will only have fifteen seconds margin on the leading Movistar.

 

Nothing over, and he knows it.

 

"This second place is only temporary. The timer can still change everything. Do not ignite. We will say that we are equal. I do not want to spoil all the work for three weeks. I really hope not to finish off the podium. "

 

And this is not the white jersey which then can console.

 

Peraud ... biding his time

 

He is a man, however, who can see get serenely appointment Bergerac, Jean-Christophe Peraud.

 

Third, the former rider and former champion of France of the lap is in the ideal position.

 

He knows, and it is "thinking of the podium," he managed to follow Pinot yesterday while he was in the drive.

 

"I just hung for not wasting time. "

 

In this case, five seconds to Pinot sold in the last meters to look for him a promise as it is unclear how the Toulousain could lose his composure on the Périgord roads.

 

Yes, the French cycling takes its podium.

 

Remains to be seen if they will be one or two to go up.

 

Patience.

 

The outcome of this Tour, like no other, is expected tomorrow.

 

Nibali told 

 

"He was prepared to live it all"

 

By Sunday and announced his coronation in Paris, several actors and observers of the Tour tell us Nibali.

 

Today, Tanel Kangert, Astana teammate.

 

"Vincenzo, it is really quiet, calm, this is not someone who stresses too. Since the beginning of the Tour, and even since he wears the yellow jersey, it remains the same. I must say it has already experienced this situation in other major Tours, as the Vuelta or the Giro. He was prepared to live it all. For us, his teammates, he is a good leader, easygoing. It does not put pressure on us. He has confidence in his team. That evening at the hotel, leave us alone. For him, as for us, this is the time of peace."

 

wink

 

Absolute monarch

 

Until then, Vincenzo Nibali differed from his predecessors for not having "killed" the time a Tour stage.

 

But having built its success every day.

 

A Sheffield, first, where he placed Froome and company.

 

On the pavement then the step reference on Tour in 2014, at least until yesterday; one he truly donned the garb of the favorite, the cofavori since then Contador was always on his bike.

 

Then there was Gerardmer la Planche des Belles Filles, Chamrousse, Risoul, the Port of Balès the Pla d'Adet like little touches on his master's painting.
But that was until yesterday.

 

And this meteoric just over nine kilometers of Hautacam summit attack.

 

A little bit of roping.

 

An air of Froome.

 

Was it really necessary?

 

What message he wanted to send?

 

Surely he could have won this step leaving more "reasonable."

 

It did not happen.

 

Vincenzo Nibali decided to rule as an absolute monarch.

 

And walk in the footsteps of his predecessors, be they for some somewhat cumbersome.

 

freewheel

 

S. Chavanel: "It's always nice to spend the day than hanging out in front of his misery behind"

 

"It was hard to leave, I tried several times. And even when we found ourselves in front of twenty, Astana we were not allowed to take a lot of field. It was spread that it would not go all the way. So, my goal was to switch to the top of the Tourmalet with the yellow jersey for cushy after in Hautacam group. I climbed the Tourmalet my tempo, they let me go. After the most talented mountain Nieve and Kadri met before. That is logical. Tomorrow (today), there is an opportunity: everyone is tired, the course is broken-legs so it can be conducive to a breakaway. This could be a good idea to go there but I do not want to leave too much juice before the clock ... "

 

Find all our articles and videos in the "Tour de France 2014" folder.

 

Here at the end of the sixteenth Pyrenees Tour de France.

 

If the top 15 will remain inaccessible - more than three minutes separating him from Kruijswijk - climber Brittany Dried takes his best overall on the Tour.

 

"After finishing 15th, 16th or 17th, it does not change much, he says. He always miss him a stage of this Tour. "

 

Annaïck Mainguy

 

(La Nouvelle, 25 Friday July 2014 The Roman)

(Translated: R.S.F. toshiki speed news press, Agence France-Presse, 28 Monday July 2014 The Roman)

 

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