Wednesday, 23 July 2014

Tour 2014 (15e étape) : Kristoff sur le fil Tour 2014 (15th stage): Kristoff on the wire

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Tour 2014 (15e étape) : Kristoff sur le fil

 

[caption id="attachment_16805" align="alignnone" width="400"]Tour-2014-15e-etape-Kristoff-sur-le-fil_reference (Le Norvégien a remporté hier à Nîmes sa deuxième étape sur le Tour 2014. - (AFP) (The Norwegian won yesterday in Nimes his second Tour stage in 2014 -. (AFP))[/caption]

 

15e étape (Tarrard - Nîmes).

 

Bauer et Elmiger, les deux grands acteurs du jour, ont dû s’incliner face au vent et à un Kristoff décidément intraitable sur ces sprints sans train.

 

De notre envoyée spéciale à Nîmes

 

Le vent était attendu, il a soufflé.

 

Et même fort.

 

Mais il n'a pas créé la zizanie, comme il le fit il y a un an quand Valverde avait abandonné en pleine Champagne berrichonne toutes ses ambitions.

 

Tout juste a-t-il mis le peloton sur les crans, surtout quand il s'est mêlé à la pluie et à l'orage.

 

Là, oui, la tension est montée d'un cran.

 

Et Nibali, plus que jamais, a démontré toute sa maîtrise alors qu'Ag2r - La Mondiale et BMC avaient des envies de bordures.

 

« Le vent était alors très insistant, soufflant par rafales. Après un virage, il devenait latéral et j'ai eu peur qu'un éventail se mette en place et que je me fasse surprendre par la BMC », expliquera, en toute quiétude, un maillot jaune décidément attentif.

 

Et qui aura fait l'effort de remonter avant même de subir la moindre menace.

 

Les Norvégiens décidément intraitables sur le Tour

 

De bordures, il n'y eut donc finalement pas.

 

Et c'est à un sacré numéro de duettistes que l'on a assisté.

 

Et ce, alors même que l'on ne donnait pas cher de la peau de Martin Elmiger (IAM) et de Jack Bauer (Garmin) quand ils sont partis dès le premier kilomètre, tels des kamikazes alors qu'ils savaient pertinemment que les équipes de sprinters chercheraient à leur faire la peau dans le final et que ce satané vent les attendrait au tournant.

 

Et pourtant, leur entreprise fut à deux doigts d'aboutir.

 

Avec encore 1'45 d'avance à 50 kilomètres de l'arrivée, il n'y avait rien de trop.

 

Sauf que derrière, aucune équipe n'aura su, ou pu, mener la chasse efficacement.

 

Alors, dans la ligne droite d'arrivée, Elmiger et Bauer s'y sont vus.

 

Et il n'y a pas qu'eux à y avoir cru !

 

Mais une meute de sprinteurs reste un danger perpétuel.

 

Et elle a donc fondu inexorablement sur Elmiger et surtout sur ce pauvre Bauer, repris à quelque 20 mètres de la ligne.

 

« C'est juste une amère déception, lâchera le Néo-Zélandais, assurément le plus fort du duo. C'était un rêve d'enfant de gagner une étape du Tour et surtout pour un équipier comme moi, qui travaille d'ordinaire pour les autres. »

 

Il s'est pourtant montré malin.

 

Contre le peloton, d'abord.

 

« Avec le changement de temps et de vent, nous nous sommes rendus compte qu'il y avait un bon coup à jouer. »

 

Avec le Suisse et le peloton, ensuite.

 

« Sur la fin, j'ai fait semblant d'être cuit, mais il me restait encore un peu de punch. J'ai attendu les derniers 400 mètres. J'ai cru que c'était fait et puis, dans les 50 derniers mètres, il ne me restait plus rien. »

 

Kristoff, lui, en avait encore sous la pédale et dans son cœur.

 

Décidément, les Norvégiens sont intraitables sur le Tour de France.

 

Il y eut Hushovd, il y eut Boasson-Hagen.

 

Il y a maintenant Kristoff, double vainqueur d'étape cette année.

 

Et ce n'est pas encore tout à fait fini pour lui…

 

Avec Paris, mais peut-être surtout Bergerac qui pourrait bien voir le Viking de Katusha se jouer encore des Kittel et autres Greipel, décidément pas à la fête quand ça rigole pour lui.

 

clin d’oeil

 

Et Jack Bauer se mit à pleurer

 

Jack Bauer a bien failli se faire un nom, hier, au pied des arènes de Nîmes.

 

Car jusqu'à présent, le Néo-Zélandais ne faisait pas vraiment le poids face au super-héros de la série américaine 24 Heures Chrono.

 

Son nom aurait même eu tendance à faire sourire…

 

Et pourtant, lui aussi a failli être le super-héros de cette étape.

 

Une étape venteuse, orageuse et finalement dramatique pour ce Jack Bauer-ci et son acolyte du jour, Martin Elmiger.
Alors, la ligne franchie en 10e position, Jack Bauer s'est mis à pleurer.

 

Bien conscient d'être passé tout, tout près du rêve.

 

Car ici, point de fiction.

 

Juste des scénarios rondement ficelés, souvent maîtrisés à la perfection mais qui, parfois, échappent à leurs auteurs.

 

Et hier, dans les ronds-points de Nîmes, les équipes de sprinteurs ne sont pas passées loin de voir leur script leur filer entre les doigts.

 

Et Jack Bauer n'est pas passé loin de devenir un héros, un vrai.

 

roue libre

 

Sylvain Chavanel : " J'ai déjà connu pareil scénario "

 

« C'est Martin, mon coéquipier qui a attaqué le premier, au kilomètre zéro. Et derrière, ça a fait rideau dans le peloton. Il y avait juste à gérer. Après, il fallait faire attention au risque de bordure.

 

« Il ne leur a pas manqué grand-chose. J'ai déjà connu pareil scénario. J'ai le souvenir d'une étape à Montpellier où je me fais reprendre avec Horner à 50 m de la ligne. C'est beaucoup de déception, c'est sûr. Après, pour Martin (Elmiger), il aurait fait au mieux deuxième car on a vu que le Garmin était très fort. Il est élu le plus combatif de l'étape, il a donc été récompensé malgré tout. Et puis, au niveau de l'équipe, on a Haussler qui fait aussi deuxième, ce n'est donc pas si mal pour notre équipe. »

 

(La Nouvelle, 21 lundi juillet 2014 Le Roman)

 

 

Tour 2014 (15th stage): Kristoff on the wire

 

15th step (Tarrard - Nîmes). 

 

Bauer and Elmiger, the two major players of the day, had to bow to the wind and a decidedly uncompromising on these sprints without being Kristoff. 

 

From our special correspondent in Nîmes

 

The wind was expected, it blew.

 

And even stronger.

 

But it did not create discord, as he did it a year ago when Valverde was abandoned in the middle Berry Champagne all his ambitions.

 

Just everything he put the pack on the teeth, especially when it is mixed with the rain and the storm.

 

Yes, tension rose a notch.

 

And Nibali, more than ever, demonstrated his mastery then AG2R - La Mondiale and BMC had cravings borders.

 

"The wind was so very insistent, gusty. After a turn, it became side and I was afraid that range snaps into place and I would get caught by the BMC," explain, in peace, a decidedly attentive yellow jersey.

 

And who will make the effort to go back even before undergoing any threat.

 

Decidedly intractable Norwegians in the Tour

 

Borders, so it was ultimately not there.

 

And it is a sacred number duo that has seen.

 

And even though we do not give much skin Martin Elmiger (IAM) and Jack Bauer (Garmin) when they are gone from the first kilometer, such as suicide bombers when they knew that the teams sprinters seek to make their skin in the final and that damn wind expected to turn.

 

And yet, their business was on the verge of success.

 

1'45 ahead with even 50 kilometers from the finish, there was nothing too.

 

Except that behind, no team has been able, or able to lead the hunt effectively.

 

So in the finishing straight, Elmiger and Bauer are seen.

 

And there are not they to be believed !

 

But a pack of sprinters remains a constant danger.

 

And so she melted inexorably Elmiger and especially poor Bauer, taken about 20 meters from the line.

 

"It's just a bitter disappointment, unleash the New Zealanders, certainly the strongest duo. It was a childhood dream to win a Tour stage and especially for a crew like me, who usually works for others. "

 

It is shown, however clever.

 

Against the pack first.

 

"With the change of weather and wind, we realized we had a good shot to play. "

 

With Switzerland and the pack then.

 

"Of late, I pretended to be cooked, but I still had a bit of punch. I waited for the last 400 meters. I thought it was done, and then in the last 50 meters, I was left with nothing. "

 

Kristoff, he had still under the pedal and in his heart.

 

Certainly, the Norwegians are intractable in the Tour de France.

 

There was Hushovd there was Boasson-Hagen.

 

There are now Kristoff, double stage winner this year.

 

And it is not yet quite finished for him ...

 

With Paris, but perhaps especially Bergerac could well see the Viking Katusha still play Kittel and other Greipel, definitely not at the party when it laughs for him.

 

wink 

 

Jack Bauer and began to cry

 

Jack Bauer has failed to make a name yesterday, at the foot of Nimes Arena.

 

Because until now, the New Zealanders did not really face the weight super-hero of the American series 24 Heures Chrono.

 

His name has even tended to smile ...

 

Yet he too failed to be the superhero of this step.

 

A windy step stormy and dramatic end for Jack Bauer and his sidekick this day, Martin Elmiger.

 

Then crossed the line in 10th position, Jack Bauer began to cry.

 

Be aware of any past, close the dream.

 

Because here, no fiction.

 

Just scenarios smoothly strung, often mastered to perfection but sometimes beyond their authors.

 

And yesterday, in the roundabouts of Nimes, the sprinters teams have not gone away to see their script slip through their fingers.

 

And Jack Bauer has not gone far from becoming a hero, a true.

 

freewheel 

 

Sylvain Chavanel: "I've experienced such scenario"

 

"This is Martin, my teammate who attacked first, zero kilometer. And behind, it made curtain in the bunch. There was just to manage. After he had to be careful risk border.

 

"He did not miss them much. I've experienced such scenario. I remember from one stage to Montpellier I'm back with Horner 50 m from the line. That's a lot of disappointment, that's for sure. According to Martin (Elmiger), he is second best because we saw that the Garmin was very strong. He was elected the most combative of the stage, he has been rewarded anyway. And then at the team was Haussler who is also second is not so bad for our team. "

 

(La Nouvelle, 21 Monday July 2014 The Roman)

(Translated: R.S.F. toshiki speed news press, Agence Frace-Presse, 23 Wednesday July 2014 The Roman)

 

 

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