Agriculture: face aux pesticides, le biocontrôle veut s'imposer
(AFP)
Paris — Les industriels du biocontrôle veulent conquérir en France 15% du marché de la protection des plantes en trois ans, en encourageant agriculteurs et collectivités à troquer les produits chimiques par des produits naturels pour protéger jardins et cultures.
Pour y parvenir, ils misent notamment sur la formation des agriculteurs et une réglementation plus souple à leur égard, détaille l'IBMA, leur association professionnelle, dans un communiqué publié vendredi.
Actuellement, le secteur pèse moins de 5% du marché français de la protection des plantes, avec un chiffre d'affaires situé entre 100 et 150 millions d'euros.
Pour réduire l'usage de produits chimiques (pesticides, herbicides, fongicides) et doper les productions végétales, les agriculteurs ou les collectivités peuvent avoir recours à des produits naturels dits de biocontrôle.
Loin du purin d'orties, il s'agit de solutions difficiles à produire et à utiliser, comme des insectes (les coccinelles mangent les pucerons, le trichogramme lutte contre la pyrale du maïs...), des champignons, bactéries ou phéromones.
Pour diffuser leur usage, IBMA France souhaite "former les acteurs du monde agricole", techniciens, agriculteurs, formateurs, enseignants, etc.
Les industriels essaient également de voir avec les ministères de l'Agriculture, de l'Ecologie et la Commission européenne comment leurs dossiers de demande d'autorisation de mise sur le marché (AMM) peuvent être traités en priorité, devant les produits agrochimiques.
La loi d'avenir de l'agriculture, actuellement en examen au Parlement, prévoit également de les soutenir sur deux points: les produits de biocontrôle n'auront pas de restriction de publicité contrairement aux produits chimiques; et les prestataires de service proposant ces solutions naturelles n'auront pas besoin d'agrément, a-t-on appris auprès du ministère de l'Agriculture.
En mars, le ministre Stéphane Le Foll va également réunir tous les acteurs français du biocontrôle afin de réfléchir aux moyens de mieux soutenir un secteur porteur.
Le biocontrôle en France, c'est 26 acteurs, surtout des petites et moyennes entreprises, et trois grands groupes.
Il compte des entreprises très innovantes comme Goëmar (qui travaille avec des algues notamment), Biotop (fabrication industrielle d'insectes auxiliaires de culture) ou encore Agrauxine qui a mis au point un bio-fongicide contre les maladies du bois de la vigne.
L'usage des produits phytosanitaires a baissé de près de 6% en France entre 2011 et 2012, un résultat encourageant mais loin des objectifs initiaux du plan Ecophyto, lancé en 2008 après le Grenelle de l'Environnement, qui visait une réduction de moitié de l'usage des pesticides d'ici 2018.
Copyright © AFP 2014. Tous droits réservés.
(Agence France-Presse, 15 samedi Février 2014 le Roman)
Agriculture : Faced with pesticides, biocontrol wants to impose
(AFP)
Paris - Industrial biocontrol want to conquer France 15 % of the market of plant protection in three years, encouraging farmers and communities to exchange chemicals with natural products to protect gardens and crops.
To achieve this, they rely mainly on training farmers and more flexible rules for them, IBMA detailing their professional association , in a statement released Friday.
Currently, the sector accounts for less than 5 % of the French market for plant protection, with a turnover of between 100 and 150 million euros.
To reduce the use of chemicals (pesticides, herbicides, fungicides) and boost crop production, farmers or communities may use natural products known as biocontrol.
Far from nettle slurry, it is difficult to produce solutions and use, such as insects (ladybugs eat aphids, trichogram fight against the European corn borer ...), fungi, bacteria or pheromones.
To spread their use, IBMA France would "train agricultural stakeholders", technicians, farmers, trainers, teachers, etc, .
Manufacturers are also trying to do with the Departments of Agriculture, Ecology and the European Commission how their records request authorization on the market (AMM) can be treated as a priority, to agrochemicals.
The law of the future of agriculture, currently under discussion in Parliament, also plans to support two points: the biocontrol products will not restricting advertising unlike chemicals and service providers offering these solutions natural does not need approval, has - been learned from the Ministry of Agriculture.
In March, the Minister Stéphane Le Foll will also bring all the French players biocontrol to consider ways to better support a growing sector.
Biocontrol in France, it is 26 players, especially SMEs, and three large groups.
It has some very innovative companies like Goëmar (who works with algae in particular), biotope (industrial manufacturing auxiliary insects culture) or Agrauxine which has developed a bio- fungicide against wood diseases of the vine.
The use of pesticides has dropped by nearly 6 % in France between 2011 and 2012, an encouraging result but far from the original objectives of Ecophyto launched in 2008 after the Grenelle Environment Forum, which was a halving pesticide use by 2018.
Copyright © 2014 AFP. All rights reserved.
(Agence France-Presse, 15 Saturday February 2014 The Roman)
No comments:
Post a Comment
Note: only a member of this blog may post a comment.